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On le sait, les antibiotiques c’est pas automatique! Un nouvel antibiotique, le Zavicefta est désormais disponible dans nos hôpitaux. Ce médicament permet de neutraliser 80% des entérobactéries multirésistantes, ce qui permettrait de diminuer considérablement les 12 500 décès par ans en France selon l’Institut de Veille Sanitaire.

Cet antibiotique rentre dans le cadre d’une lutte acharnée contre les bactéries multirésisantes qui représentent un fléau mondial. En effet, les bactéries évoluent et mettent en place des stratégies afin de contrer les effets qu’ont les antibiotiques sur elles-mêmes, à un niveau même que plusieurs infections du tube digestif (entérobactérie) ne trouvent plus beaucoup de traitement efficace capable de les contrer. Mais qu’est-ce qui pousse ces bactéries à contrer les antibiotiques ? Et comment réussissent-elles à le faire ?

Les bactéries développent des stratégies de résistance aux antibiotiques grâce à des gènes innés ou acquis au cours de leurs vies. Ces gênes capables de contrer et de neutraliser l’effet de nos antibiotiques les plus utilisés (pénicilline, carbapénémes et céphalosporine) sont les bêta-lactémases. Ces molécules sont produites directement par certaines bactéries et ont pour effet de contrer l’action de nos antibiotiques conventionnels. Cet effet mondial menace grandement le milieu hospitalier. Par exemple en France, en 2010, on a retrouvé dans des bactéries des carbapénémases qui sont capables de contrer l’effet des carbapénémes qui est un antibiotique utilisé alors en dernier recours pour détruire les bactéries multirésistantes en milieu hospitalier. Ces carbapénémases sont les bêta-lactémases capables de neutraliser l’effet de cet antibiotique. Ces mutations, ou évolutions des bactéries peu laisser perplexes quand à l’efficacité des antibiotiques.

Cependant le Zavicefta est composé de deux molécules qui ont chacune un effet particulier. L’une (l’avibactam) neutralise l’action des carbapénémases et l’autre (la ceftazidime) va s’accrocher à la paroi de la bactérie et causer son éclatement. En France, la résistance croissante des bactéries avait déjà été prise au sérieux, si bien qu’en 2001, les institutions publiques avaient recommandé une meilleure utilisation des antibiotiques afin de diminuer la résistance des bactéries, ainsi que de continuer les recherches dans ce domaine. Il est certain que cet antibiotique sera accueilli avec joie, car les laboratoires pharmaceutiques avaient cherché à développer des médicaments plus rentables que les antibiotiques. Ces derniers s’étaient alors désintéressés de ce marché, causant alors une baisse des recherches et donc des sorties de nouveaux antibiotiques.

Il est certain que cette bonne nouvelle est bien accueilli, mais elle pose cependant l’interrogation à savoir qu’elle sera la place des antibiotiques dans la médecine ?

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